L’épisiotomie

Redoutée par les futures mamans, l’épisiotomie fait l’objet de bien des cauchemars. Bien que pratiquée dans l’intérêt de l’enfant ou de la maman, l’épisiotomie reste la bête noire des femmes enceintes Un point sur cette incision chirurgicale du périnée au moment de l’accouchement.

 

Pourquoi faire une épisiotomie ?

Elle accélère le dégagement de la tête fœtale, raccourcir le temps d’expulsion, quand il y a une souffrance fœtale aigue.

L’épisiotomie sert à protéger le périnée des déchirures spontanées graves. Effectivement, une « bonne » épisiotomie vaut mieux qu’une déchirure périnéale trop grave et anarchique.

Elle permet de faciliter la réalisation de certaines manœuvres obstétricales : forceps, accouchement voie basse du siège entre autres.

La douleur de l’épisiotomie

Pas de panique, si l’équipe obstétricale juge opportun de réaliser une épisiotomie, elle saura pratiquer cette incision au bon moment et dans ce cas vous ne sentirez rien. Soit vous serez sous péridurale, sous anesthésie locale ou votre périnée sera très amplié par la tête du bébé.

La réparation de l’épisiotomie

Elle se réalise immédiatement après l’accouchement, sous péridurale ou sous anesthésie locale.

On réalise la suture en 3 plans successifs, tous les 3 avec du fil résorbable (donc pas de fil à enlever)

– muqueuse vaginale

– muscles du périnée

– peau

Ainsi, en suite de couche on vous conseillera de vous rincer à l’eau clair après chaque passage aux toilettes, puis de tamponner avec une serviette pour bien sécher la suture et ainsi favoriser une bonne cicatrisation.

Les possibles effets secondaires de l’épisiotomie

– hémorragies

– infections, hématomes, douleurs immédiates

– cicatrisation longue, voire difficile

– douleurs à distance, en particulier lors des rapports sexuels

– sensations « bizarres »

– aspect disgracieux parfois

Attention, ces effets secondaires sont loin d’être systématiques et en suivant les conseils avisés de l’équipe obstétricale qui vous entourera dans les suites de couches, vous saurez y échapper !

Les situations mitigées pour l’épisiotomie

– l’épisiotomie systématique de la primipare n’est plus de mise

– l’épisiotomie médiane ne doit pas être réalisée

– les patientes présentant un « risque périnéal élevé » doivent se voir proposer le choix de la césarienne (antécédent de chirurgie anale, incontinence anale ou urinaire préexistant à la grossesse, autre pathologie du périnée, accident périnéal grave lors d’un accouchement antérieur)

– les manœuvres à haut risque périnéal (entre autres …) : forceps haut, spatules difficiles, version grande extraction etc … devraient être écartées au profit de la césarienne, sauf lorsque qu’une souffrance fœtale aigue impose l’urgence de l’extraction.

La rééducation périnéale du post-partum

On la prescrit de manière systématique après un accouchement, et encore avec plus d’insistance lorsqu’il y a eu épisiotomie. Vous pourrez la réaliser auprès d’une sage-femme, après votre visite post-partum.

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